mercredi 22 juin 2016 à 18h

[Action] Rassemblement précaire éducation

Nous appelons d'ores et déjà à un rassemblement, mercredi 22 juin, devant le rectorat à 18H, pour appuyer nos revendications et dénoncer particulièrement les atteintes au droit de grève et les pratiques discriminatoires des petits chefs et des directions, vis à vis des personnels en lutte.

Aujourd'hui, en fin de matinée, une vingtaine de précaires de l'éducation (enseignants-es contractuels-les, auxiliaires et employés-es de vie scolaires, assistants-es d'éducation,...) se sont présentés-es devant le rectorat d'académie à Rennes pour faire entendre leurs revendications:

  • Le retrait non négociable de la loi travail.
  • L'arrêt des intimidations, du chantage, et des remplacements illégaux pour tous les grévistes. Nous exigeons un rappel à l'ordre des chefs d'établissements concernant le droit de grève. Nous exigeons que la transparence soit faite sur le nombre de grévistes.
  • Des directions ont déjà notifié des non-reconductions de contrat à l'encontre de personnels grévistes. Nous exigeons que chaque cas soit réétudié et que le non-renouvellement soit motivé et signifié par écrit.
  • Une évolution de tous les statuts précaires vers des postes pérennes et/ou une titularisation.
  • Nous exigeons l'arrêt des interventions de police dans les établissements scolaires dans le cadre de revendications sociales.

A notre plus grande surprise, nous avons été accueillis par un portail fermé, les agents ayant eu pour consigne de ne laisser rentrer aucun manifestants. Les précaires de l'éducation n'étant sans doute pas dignes de considération, le recteur Monsieur Thierry Therret, a estimé qu'il était préférable que ses employés soient retranchés à l'intérieur du bâtiment. Cette peur et cette défiance envers ceux qui font tourner au quotidien les machines de l'éducation a eu pour effet de bloquer toutes entrées et sorties de l'institution pendant une heure et demi, bousculant ainsi le quotidien des salariés du rectorat et nous permettant de rencontrer un grand nombre d'entre eux.

Nous avons pu constater que notre action et nos revendications sont accueillies avec sympathies, et que nous pouvons partager avec beaucoup de salariés un sentiment de révolte légitime contre un pouvoir qui tente de plus en plus de précariser le monde du travail.

Suite à cette action, nous avons obtenus une audience mercredi 22 juin à 18h, où une délégation sera reçue.