mercredi 29 avril 2026 à 14h
Arpentage de "Justice partout"
Suite au chantier sur la justice communautaire que nous avons mené au Cridev depuis fin 2023, nous proposons un cycle de rencontres ouvert, pour continuer d'échanger sur ces questions. Comment réfléchir sans les principes de police, de tribunal et de prison - autrement dit, qu'implique l'abolitionnisme pénal ? Dans cette perspective, comment réagir aux comportements violents, et peut-on espérer les faire dérailler ?
Pour nourrir les réflexions, nous proposons un temps de lecture collective et d'échange sur le livre de Camille Soffer et Coline Zuber, Justice partout, Outils féministes pour répondre par nous-mêmes aux violences. Ce livre rassemble des traductions de textes parus principalement en amérique du nord et offrant des récits de démarches s'inscrivant dans la justice transformatrice.
L'arpentage est une démarche d'éducation populaire de partage de la lecture d'un livre afin d'accéder à son contenu plus facilement grâce au groupe. Cet événement est ouvert à tout le monde.
L'arpentage aura lieu de 14h à 17h avec une pause.
Jauge limitée, inscription ici : https://lite.framacalc.org/re9wgvuvbb-aihr
Description du livre aux éditions Le passager clandestin :
Comment répondre aux viols mais aussi empêcher qu'ils soient commis ? Comment faire face à l'inceste, et éviter sa reproduction de génération en génération ? Comment faire justice sans faire violence ? Ces questions sont au cœur de la justice transformatrice. Centrée sur les besoins des victimes, cette approche vise non seulement à réparer les torts, mais aussi à transformer les conditions qui les ont rendus possibles.
Pratiquée dès les années 1990 au sein des communautés noires américaines et portée principalement par des femmes et des minorités de genre engagées dans les luttes pour l'abolition de la police, cette alternative au système pénal reste pourtant largement méconnue en France.
Définitions, méthodes, témoignages, outils, perspectives critiques : ce livre s'adresse à celles et ceux qui constatent l'incapacité de la mécanique judiciaire à répondre aux besoins des personnes touchées par les violences, et qui désirent explorer d'autres formes de justice, loin des tribunaux et des commissariats.