mardi 30 juin 2026 à 12h30
Rassemblement Contre la répression syndicale, à Rennes 2 et ailleurs
« Contre la répression syndicale, à Rennes 2 et ailleurs »
Dans le contexte actuel de montée des idées et des politiques réactionnaires, les mouvements sociaux sont de plus en plus réprimés. C'est vrai pour les mobilisations dans la rue, mais c'est aussi vrai sur les lieux de travail ou d'étude. Dans un grand nombre d'entreprises, des syndicalistes subissent des mesures de rétorsion, des mises à pied ou des licenciements lorsqu'ils s'opposent aux mesures anti-sociales. C'est le cas à la Poste, à la SNCF, dans les hôpitaux, à l'inspection du travail, etc. En février 2026, la CGT a rendu publique une liste de plus de 1 000 militantes et militants CGT visé·es aujourd'hui par des procédures administratives, disciplinaires et judiciaires. Un rapport récent de la Confédération syndicale internationale a pointé « un déclin prolongé des droits des travailleurs, notamment caractérisé par une répression des militants syndicaux et des restrictions imposées aux manifestations ».
Dans les universités aussi, on constate une répression grandissante : banalisation des interventions de la police sur les campus, présidences d'universités qui tentent d'interdire des mobilisations antifascistes et antiracistes (notamment contre les frais différenciés et la préférence nationale ou encore en soutien à la Palestine), mise en place des règlements intérieurs restrictifs, sanctions disciplinaires, distributions d'amendes, etc. Récemment, un militant syndical, co-secrétaire de la CGT Sorbonne Université, a été gravement blessé lors d'un rassemblement à la Sorbonne dans le cadre d'une mobilisation contre la hausse xénophobe des frais d'inscription pour les étudiant·es étranger·es extracommunautaires. Mediapart, dans un article publié ce lundi 8 juin titre que les facs sont confrontées « à des répressions inédites » :
https://www.mediapart.fr/journal/france/ 080626/sciences-po-paris-i-toulouse-lesfacs-confrontees-des-repressionsineditesonfrontees-des-repressionsinedites
L'Université Rennes 2 n'est malheureusement pas épargnée par ces tendances préoccupantes. Depuis trop longtemps, les instances représentatives des personnels sont méprisées et réduites à de simples chambres d'enregistrement.
Les droits et les outils syndicaux sont régulièrement entravés (droit d'alerte, signalements dans le registre santé sécurité au travail, restriction de la communication syndicale et exigence d'un droit de regard sur les publications pour certaines organisations). La liberté syndicale est également remise en question, notamment avec des tentatives de la présidence d'empêcher la tenue de conférences organisées par les syndicats.
Ainsi, au printemps dernier, le « Village antifasciste », co-organisé par des syndicats des personnels et des organisations étudiantes, a été pris pourcible. La présidence a tenté de faire enlever le mot « antifasciste » du titre de l'événement pour éviter de déplaire "sur le plan médiatique et partenarial". En représailles à notre refus, elle a suspendu certains droits syndicaux afin d'entraver l'organisation de cette journée.
Aujourd'hui, l'université Rennes 2 n'a pas renouvelé le contrat du représentant syndical de Sud Éducation dans le but de l'évincer. Cette décision intervient alors que ce représentant avait alerté sur la dégradation des conditions de travail au sein de son service, soulevant ainsi des préoccupations légitimes, également observées par la F3SCT. À cette occasion, la commission consultative paritaire (CCP), compétente pour contrôler l'absence de lien entre cette décision et l'exercice du mandat syndical, s'est réunie dans des conditions particulièrement dégradées, ne permettant pas de garantir le respect du débat contradictoire ni l'absence de discrimination dans ce choix de nonrenouvellement du contrat.
Avec la précarisation massive de l'enseignement supérieur et une part toujours plus importante de contractuels parmi les personnels, cette ultime attaque représente une ligne rouge franchie et établit un précédent à Rennes 2. Elle nuit directement à l'engagement des personnels contractuels dans les organisations syndicales, les instances représentatives et la vie de l'établissement.
À quelques mois des élections professionnelles, cette mesure envoie un message profondément inquiétant à nos collègues contractuels, qui pourront craindre à l'avenir d'être évincés de leur poste en raison de leur engagement.
Cette situation est de plus en plus préoccupante et nous affirmons qu'il est impératif de mettre un terme à ces entraves aux droits syndicaux à l'université
Rennes 2. Nous ne pouvons plus rester silencieux face à cette atteinte aux libertés fondamentales.
L'intersyndicale CGT FERC Sup Rennes 2 -
SUD - Solidaires Etudiant.es - Union Pirate
- Le Poing Levé - FSE dénonce cette répression qui menace l'exercice des libertés syndicales et demande la réintégration du représentant syndical de
Sud Éducation.
L'intersyndicale CGT - SUD - Solidaires
Etudiant.es - Union Pirate - Le Poing Levé
- FSE s'inscrit dans la dynamique nationale de l'appel contre toutes les répressions, signé par un grand nombre d'organisations, de mouvements de jeunesse et de personnalités. Elle appelle à rejoindre la manifestation parisienne le samedi 20 juin. Pour signer l'appel : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAI pQLSfxBYKmUgh6IMvJFQyBxkoGWt6oYgAj zEnCW-hqAHhI09mUUA/viewform?pli=1
Elle appelle également à se rassembler à l'occasion du Comité Social d'Administration d'établissement (CSAe), mardi 30 juin à 12h30 devant la présidence du campus Villejean, afin d'exiger le respect du droit syndical à l'université Rennes 2.
RDV contre la répression syndicale à Paris le 20 juin et le 30 juin devant la présidence de Rennes 2