jeudi 21 février 2013 à 18h

[Réunion publique] Contre les accords de Wagram, les licenciements et le chômage

L'Accord National Interprofessionnel, dit Accord de Wagram, signé le 11 janvier dernier entre trois syndicats minoritaires (CFDT, CFTC et CFE-CGC) et le MEDEF prévoit de nouvelles exonérations de charges patronales en échange d'une taxation symbolique des contrats de moins de trois mois. Pour dissuader le patronat de multiplier les « plans sociaux », il favorise le recours massif à un chômage partiel moins rémunéré. Les patrons auront également la possibilité, plutôt que de licencier, d'imposer aux salarié-es des reclassements, des changements d'horaires et de salaire. Cette flexibilisation accrue ne constitue pourtant pas une garantie contre les licenciements collectifs. Au contraire, l'accord les facilite, en réduisant l'encadrement juridique des plans sociaux et en permettant de signer des accords qui dérogent à la loi. Il réduit les délais pendant lesquels on peut recourir aux prud'hommes et plafonne les indemnités compensatrices versées par les patrons. Enfin, en introduisant l'expérimentation d'un CDI intermittent dans trois secteurs, il entreprend une réduction des salariés à des variables d'ajustement, au bénéfice exclusif de l'employeur.

On le voit : l'avenir qui nous est promis est bien sombre. Les seules lueurs d'espoir viennent de ceux qui ne résignent pas, tels les ouvriers de PSA Aulnay occupant leur usine et bloquant la production contre la fermeture. Il faudra que nous luttions tous-tes ensemble, sans attendre les échéances électorales, au coude à coude, salarié-es du privé, du public, chômeur-ses et précaires, pour empêcher que chacune de ces luttes ne demeure une cible isolée pour la classe dominante, ses laquais médiatiques et policiers. Nous pensons qu'aujourd'hui, avec les premières luttes d'ampleur, les premières manifestations de solidarité entre salarié-es menacés de licenciement, il est temps de créer un front commun.

Pour construire ensemble un comité de lutte salarié-es, chômeur-ses, précaires, retraité-es et étudiant-es., contre ces accords, contre les plans de licenciement, pour un emploi et un salaire décent, pour la transition écologique,

Nous vous invitons à une réunion publique le 21 Février à 18 h au bar le 1675 (44 rue Legraverend, métro Sainte Anne ou Anatole France) et à participer à la manifestation du 5 Mars à Rennes.

Le Mouvement des Chômeurs-ses et Précaires en Lutte de Rennes