samedi 19 janvier 2019 à 9h30

Manifestation contre une porcherie industrielle

Le commissaire enquêteur a émis un avis défavorable sur le projet d'extension de la porcherie de Saint-Yves, et bien que cet avis ne soit que consultatif, cela rend un peu moins probable la réalisation de ce projet nocif. Notre lutte, la manifestation dans les rues de Guémené-Penfao du 13 octobre dernier, les pétitions et nos interventions dans le registre de l'enquête publique et lors de la réunion publique du 17 octobre ont commencé à porter leurs fruits. Mais la décision finale revient à la préfecture de Loire Atlantique, nous ne devons donc pas relâcher la pression, c'est pourquoi nous appelons à une nouvelle manifestation le samedi 19 janvier prochain.

Pourquoi nous continuons à nous mobiliser contre ce projet ?

L'épandage du lisier des milliers de porcs et la production de maïs et autres céréales pour les nourrir entraînent la contamination, par les nitrates et les pesticides, des sols, des nappes phréatiques et des cours d'eau. Le projet se trouve en partie sur le périmètre du captage d'eau de Massérac et sur le bassin versant du Don, tous les deux déjà très pollués.

De plus, la production et l'engraissement d'un si grand nombre de bêtes entraînent inévitablement l'import de soja OGM produit en Amérique du Sud. La viande produite est donc dangereuse pour la santé et l'environnement, les pesticides et les OGM se retrouvant dans nos assiettes et notre eau.

Au vu de la quantité déversée sur les terres agricoles, les tonnes de lisier ne vont pas fertiliser les terres, mais les détruire. A cela s'ajoute la pollution de l'air à cause de l'émission d'ammoniac et de gaz à effet de serre et l'odeur du lisier, répandu sur des centaines d'hectares ou mis dans des fosses,aggravant la situation et les conditions de vie à proximité. De plus, les allers et venues des camions citernes pour déverser tout ce lisier seront incessants et ne vont pas faire diminuer la pollution.

Les milliers de porcs de cette exploitation, confinés dans des espaces très réduits, sans jamais qu'ils puissent voir le jour, considérés comme de la viande avant même d'être abattus, sont des animaux maltraités.

Outre le fait que la disparition du bocage a défiguré les paysages, l'arrachage des haies déjà en œuvre sur l'exploitation augmente considérablement la pollution et entraîne la destruction de la biodiversité et des zones humides. Ce type d'exploitant agricole voit la nature comme une zone à raser, tailler, retourner, exploiter pour les besoins de l'économie de marché, pour in fine la détruire.

Les grosses exploitations, poussées par l'agro-industrie, la COOPERL dans le cas de St Yves, veulent sans cesse s'agrandir au détriment des petites exploitations et des paysans qui souhaitent s'installer avec un projet respectueux des humains, des animaux et de la nature : les terres se font de plus en plus rares et les paysans de moins en moins nombreux.

Venez manifester avec nous ce samedi 19 janvier. La préfecture ne doit pas autoriser ce projet qui aggrave encore la situation environnementale.

RDV à 9h30 à la salle des fêtes de Massérac pour une marche de 7 kilomètres aller-retour avec un passage à la chapelle de Saint Yves.

Le collectif sans pesticide et Les assoiffé.e.s de bon sens
Contact : collecextif.pesticidexes.masserac@exgmail.com